L'interruption de carrière pour booster votre activité d'indépendant

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L'interruption de carrière pour booster votre activité d'indépendant

Cela fait des mois que vous combinez un emploi et une activité d’indépendant. Cette dernière demande désormais que vous lui accordiez plus de temps pour en vérifier la viabilité. Pas question pour autant de lâcher la proie pour l’ombre. Bonne nouvelle : depuis le 1er août, c’est possible !

Imaginez : vous travaillez dans un bureau, mais, tous les soirs, vous vous enfermez dans votre atelier pour fabriquer des objets décoratifs en bois. Tout cela est totalement légal. Vous percevez un salaire et chacune de vos ventes fait l’objet d’une facturation qui sera reprise dans une activité complémentaire à titre d’indépendant. Poussez le raisonnement plus loin : vous avez du talent et les demandes – surtout depuis l’émergence des réseaux sociaux – explosent. Vous devez désormais vous organiser autrement.

L’interruption de carrière peut être partielle

Cela a toujours été la quadrature du cercle. À moins que vous ne préfériez parler du syndrome de la poule et de l’œuf. Faut-il que votre activité d’indépendant vous ramène suffisamment de revenus pour mettre un terme à votre contrat d’employé ou devez-vous mettre un terme à votre contrat d’employé pour que votre activité d’indépendant puisse vous rapporter suffisamment de revenus ? Depuis le 1er août 2019, vous ne devez plus réellement vous poser la question. En effet, alors qu’il vous fallait vous mettre en interruption de carrière complète auparavant, le législateur a décidé que vous pouviez cumuler les allocations liées à une interruption partielle de carrière et l’exercice d’une activité d’indépendant.

Interruption de carrière, crédit-temps…

Il est intéressant de noter que cette nouvelle législation s’applique tant au secteur privé qu’aux fonctionnaires. Nous parlerons donc indifféremment d’interruption partielle de carrière ou de crédit-temps. La législation tient également compte d’autres arrêts de travail comme les congés tels que le congé parental, le congé pour assistance médicale, etc. Pensez, lorsque vous souhaitez ou devez prendre ce type de congé, à vous renseigner sur vos droits à exercer dans le même temps votre activité d’indépendant.

Douze mois d’activité comme indépendant

Le législateur, comme il se doit, a assorti ce nouveau droit de quelques conditions. La principale est d’exercer l’activité d’indépendant qui vous occupe depuis au moins douze mois avant votre demande d’interruption de carrière. Vous l’aurez compris : la mesure ne concerne en rien les starters. Le législateur veut ainsi réfréner les envies de certains de ‘profiter’ d’allocations pour ‘subventionner’ une activité d’indépendant en devenir.

Des limites dans le temps

Cette possibilité de cumuler allocation d’interruption de travail – ou de crédit-temps, appelez-les comme vous le souhaitez – est également limitée dans le temps. Vous pourrez ainsi en profiter durant vingt-quatre mois si vous réduisez de moitié le temps de travail par rapport à votre temps plein et durant soixante mois si la réduction concerne un cinquième ou un dixième temps.

Vous souhaitez changer votre statut, mais ne pas vous lancer trop rapidement dans le vide ? Vous exercez une activité d’indépendant à temps partiel depuis plus de douze mois ? Demandez conseil à votre comptable pour vérifier dans quelle mesure cette nouvelle législation représente une opportunité pour vous.

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