L'été sera chaud au boulot

L'été sera chaud au boulot

Les premières fortes températures ont fait leur apparition et, déjà, les idées reçues les plus folles se développent sur les obligations d’un employeur vis-à-vis de ses employés durant une canicule. Il est donc déjà temps de faire le point…

Avec un début d’été plutôt ensoleillé et un retour au bureau après un confinement prolongé, la température sera certainement un sujet de conversation dans bien des bureaux. Alors que la météo nous préserve des températures les plus élevées, plus de 20% des personnes actives se plaignent déjà d’avoir trop chaud. Un chiffre qui dépasse allègrement les 50% une fois la période la plus chaude de l’année atteinte.

Un élément clé de la productivité

Certes, la question de la température sur le lieu de travail peut sembler futile, mais elle reste un élément clé de la productivité du personnel, que le travail s’effectue en intérieur ou en extérieur. Certaines études tendent à prouver que la baisse de régime serait même de 13%. Il est donc important d’investir sinon dans un air conditionné performant, dans des ventilateurs, des boissons fraîches et tout autre moyen permettant de limiter la chaleur ambiante. Et si cela ne devait pas suffire, la législation sur le bien-être au travail est claire : l’employeur doit adapter ses horaires et les temps de pause afin de permettre au personnel d’exercer son métier dans les meilleures conditions possible.

Un thermomètre ne suffit pas

Toutefois, un simple thermomètre n’est pas suffisant pour déterminer s’il fait ou non trop chaud sur son lieu de travail. En effet, le législateur a estimé qu’il fallait également tenir compte du taux d’humidité de la zone o s’effectue le travail. On appelle cela l’indice WBGT pour Wet Builb Globe Temperature. Pour calculer celui-ci, il faut posséder un dispositif relativement rare et coûteux. Raison pour laquelle le SPF Emploi propose sur son site des tableaux permettant de rapidement effectuer une conversion sur base d’une situation précise.

À chaque boulot, son indice pivot

Bien évidemment, tous les emplois ne se valent pas en termes de pénibilité. Une distinction a donc été faite dans l’indice qui permettra d’établir que des mesures doivent être prises pour maintenir un niveau de bien-être suffisant sur le lieu de travail. Ainsi, on estime que, de manière générale, l’indice ne doit pas dépasser 29 si l’on veut considérer les circonstances comme normales. L’indice descend à 26 lorsqu’on parle d’emplois à charge physique moyenne. Ce sont, par exemple, les emplois qui ne peuvent être effectués que debout. Et l’indice passe même à 22 lorsqu’on parle de charge lourde, comme les ouvriers présents par fortes chaleurs sur un chantier et d’un indice à 18 pour les charges dites ‘très lourdes’.

Cet indice permet, par ailleurs, de déterminer les périodes de pause à octroyer aux personnes travaillant sous une canicule oppressante. Ainsi, si l’indice est dépassé de 0,5 point, une pause d’un quart d’heure sera admise ? Elle passera à trente minutes si l’indice est augmenté de 1.

Les obligations de l’employeur

Bien évidemment, par grand beau temps, tout employeur présente des obligations vis-à-vis de son personnel, qu’il s’agisse de travail de bureau ou d’une tâche effectuée en extérieur. On peut résumer ces obligations à trois grands principes :

  • L’employeur doit fournir les protections nécessaires au rayonnement du soleil, et ce, afin d’éviter tout risque de coup de soleil ou d’inconfort, notamment par une luminosité trop vive sur un écran de travail.
  • L’employeur doit fournir des boissons rafraîchissantes à l’ensemble de son personnel, et ce, de manière régulière afin de permettre à celui-ci de toujours pouvoir se désaltérer gratuitement et de façon aisée.
  • L’employeur doit mettre en place un système de ventilation artificielle efficace, qu’il s’agisse d’un système d’air conditionné global ou de dispositifs individualisés permettant à chacun de bénéficier de fraîcheur.

L’employeur est également tenu d’organiser le travail de manière judicieuse si les pratiques usuelles ne sont pas en phase avec la situation météorologique. Il devra également faire preuve de pédagogie auprès de son personnel s’il s’aperçoit que celui-ci n’use pas de bonnes pratiques pour se protéger de la chaleur.

Et si cela ne suffit pas ?

Si, malgré tous ses efforts, un employeur ne peut garantir le bien-être au travail de ses employés à cause de la chaleur ambiante, le législateur lui a laissé la possibilité de mettre ceux-ci au chômage temporaire. Une allocation sera alors versée aux personnes en arrêt de travail, cette allocation pouvant être complétée par l’employeur pour éviter les pertes salariales.

Vous vous demandez quoi faire en cas de très fortes chaleurs ? Cela suscite chez vous des questions ?  N’hésitez pas à les poser à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

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