Faites attention aux impôts lorsque vous louez sur Airbnb

Faites attention aux impôts lorsque vous louez sur Airbnb

Vous disposez d’un bien immobilier et vous voyez dans la plateforme Airbnb un moyen efficace pour mettre celui-ci en location de temps en temps ? Sachez que vous avez l’obligation d’indiquer les revenus tirés de cette location dans votre déclaration d’impôts.

Vous possédez un appartement à la Côte ou un chalet dans les Ardennes et, lorsque vous n’entendez pas l’occuper, vous trouvez idiot que celui-ci reste vide. La plateforme Airbnb est un moyen efficace pour ce faire et profitez ainsi de revenus (parfois) conséquents. Mais sachez que le législateur belge a décidé qu’il n’était pas possible dans ce cadre de bénéficier du régime fiscal du revenu d’appoint exonéré d’impôts. Vous devrez donc faire mention de ces revenus dans votre déclaration fiscale et serez imposé en fonction.

Pourquoi faire simple…

L’administration fiscale indique qu’il convient de distinguer trois types de revenus lorsqu’on met son bien en location sur Airbnb. Il y a la location du bien en tant que tel, celle des meubles et des éventuels services comme le nettoyage ou la livraison de petits-déjeuners. C’est important parce que ces trois types de revenus sont, bien évidemment, taxés de manière différente.

C’est tellement vrai que l’administration fiscale a décidé d’édicter une règle pour celles et ceux qui ne feraient pas le distinguo entre les différents types de revenus. Ainsi, le fisc considère que 20% des revenus seront des revenus divers alors que les 80 autres pour cent relèvent de la seule location du bien immobilier. Cette dernière part est ensuite elle-même répartie en 40% pour les meubles et 60% pour des revenus qualifiés d’immobiliers.

… quand on peut faire compliqué

Comme nous vous l’indiquions, chacun de ces types de revenus est imposé d’une manière spécifique.

Pour la location du bien immobilier, vous devez indiquer le revenu cadastral réduit au prorata de la partie du bien immobilier si vous ne louez pas une habitation entière, mais aussi le nombre de jours durant lesquels le bien a été mis en location sur l’année. Vous serez alors imposé sur la part réduite du revenu cadastral indexé, majoré de 40%. Le taux d’imposition est alors celui de votre taux d’imposition normal (de 25 à 50%) augmenté des centimes additionnels communaux. Si le bien loué est une résidence secondaire, vous devez indiquer le revenu cadastral, mais l’opération ne constitue pas un revenu supplémentaire.

Sur la part liée à la location des meubles, vous pouvez déduire du revenu engendré des charges forfaitaires à hauteur de 50%. Une imposition de 30% est appliquée sur les 50 autres pour cent augmentés des centimes additionnels communaux. Ce calcul n’est pas effectué si l’imposition aux taux progressifs normaux est plus avantageuse.

Les revenus divers – liés à des services supplémentaires – sont imposés à 33% additionnés des centimes additionnels communaux. En règle générale, et même si le système des frais réels est autorisé, le fisc applique un forfait de 20% qui vient en déduction de l’imposition.

Revenus divers ou revenus professionnels ?

Si la mise en location est occasionnelle, le fisc considérera qu’il s’agit de revenus divers imposés au taux fixe de 33%. À l’inverse, si la location est régulière, les revenus engendrés seront qualifiés de revenus professionnels et seront soumis une imposition relevant du taux progressif. Il est donc important d’en tenir compte afin de pouvoir déterminer s’il est judicieux de se lancer dans ce type d’opération.

Vous vous interrogez sur l’opportunité qui existe à mettre un bien immobilier ou une partie de celui-ci en location sur Airbnb. N’hésitez pas à poser vos questions à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

Photo by Stephen Wheeler on Unsplash

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