Chômage temporaire : attention aux mauvaises surprises

Chômage temporaire : attention aux mauvaises surprises

La crise de la Covid-19 semble ne pas vouloir s’arrêter et les dernières mesures gouvernementales laissent entendre que de nombreuses personnes auront recours, dans les mois qui viennent, au chômage temporaire. Il est pourtant important d’informer les ‘bénéficiaires’ de cette mesure que l’allocation ne correspond pas à un montant net et que des répercussions financières sont à prévoir.

La première chose à rappeler est certainement que l’allocation de chômage perçue reste imposable. Raison pour laquelle on indique généralement que l’allocation n’est pas un montant net. Certes, elle ne représentera que 70% de votre dernier revenu, mais elle restera belle et bien soumise aux impôts et taxes.

Une mauvaise surprise fiscale en 2022

Les allocations de chômage temporaire pour cause de coronavirus sont, comme toutes les allocations de chômage, soumises à l’impôt. Celui-ci s’établit de manière progressive. À l’inverse, le précompte professionnel, qui est sensé alléger la charge une fois l’impôt dû, répond quant à lui à un taux fixe. Pour les mois de mars et d’avril 2020, il était fixé à 26,75%. Face à la crise, les autorités fiscales ont décidé de l’abaisser à 15%. L’idée est, à première vue, puisqu’elle évite à un employé de payer un précompte professionnel – une retenue à la source, rappelons-le – qui serait supérieur à son impôt final. Savoir si tel est le cas ou non ne sera possible que lors de la déclaration fiscale de 2021 concernant les revenus 2020.

Comme, dans le même temps, l’avantage fiscal lié à la part du revenu de remplacement par rapport au revenu total est limitée (la réduction d’impôt maximum est de 1.828,41 euros et se réduit à mesure que le revenu total augmente), il se peut que certains d’entre nous, soumis au chômage temporaire, doivent payer des impôts supplémentaires en 2022 parce que leur précompte ne serait pas assez élevé. Cela est essentiellement dû au fait que vous n’aurez pas bénéficié du chômage temporaire pendant une année complète, ce qui, chez certains, équivaudra à voir l’avantage fiscal totalement disparaître.

Pas de distinction entre chômage temporaire pour coronavirus et autres

Le problème vient essentiellement du fait que, à l’heure de calculer l’impôt sur les revenus, il n’y a pas de distinction faite entre les revenus classiques, les allocations de chômage liée à la Covid-19 et aux autres allocations n’ayant rien à voir avec la pandémie. Et les choses ne sont pas près de changer puisque, de l’aveu même des autorités fiscales, seule une décision politique permettrait de changer le processus.

La solution pour celles et ceux qui s’inquiètent

Vous pensez que le précompte professionnel retiré à la source n’est pas suffisamment et que d’ici quelques mois, vous recevrez un avertissement extrait de rôle vous enjoignant à payer des sommes qui pourraient être considérables ? Il existe une solution : demandez à votre employeur de verser sur base volontaire un précompte professionnel plus important. Lors du calcul de l’impôt, vous gagnerez ainsi en sérénité et pourrez même bénéficier d’un remboursement.

Vous avez des questions concernant vos impôts futurs et sur la manière de calculer votre précompte professionnel ? Posez-les à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

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