Devez-vous augmenter un collaborateur qui en fait plus que prévu ?

Devez-vous augmenter un collaborateur qui en fait plus que prévu ?

Dans un monde idéal, employé et employeur sont liés par un contrat de travail et celui-ci est établi pour définir les tâches à accomplir par l’un pour le compte de l’autre. Reste à savoir ce qui se passe si les termes du contrat ne correspondent pas à la réalité de terrain.

Pour maintenir un parfait équilibre au sein de l’entreprise, il est important que les uns et les autres sachent quel est leur rôle au sein de celle-ci et puisse y trouver une contrepartie, le plus souvent sous forme d’un salaire. Mais quand le travail évolue ou ne correspond plus aux raisons de l’engagement, il est indispensable de remettre les choses en perspectives.

Ajoutez une job description à tout contrat de travail

Légalement, vous n’êtes pas tenu, lorsque vous signez un contrat de travail, d’y indiquer en quoi consistent les tâches confiées au collaborateur. Cela donne une certaine souplesse dans les matières qui pourront être couvertes par celui-ci ? Mais cela ouvre également la voie à des discussions interminables et à la capacité qu’aura le collaborateur de refuser d’effectuer telle ou telle tâche (comme vous pourrez le découvrir au point suivant). Il est donc préférable, lors de la signature d’un contrat de travail, d’y adjoindre une job description qui permettra aux deux parties de savoir qui fait quoi et dans quelles conditions.

Le droit pour un collaborateur de dire ‘non’

À défaut de cette job description ou en cas de violation manifeste de celle-ci, tout collaborateur a le droit de refuser d’effectuer une tâche dont il estimerait qu’elle ne correspond pas à ce pour quoi il est payé. Un exemple : un employé est chargé de vérifier les bordereaux de livraison des marchandises fournies à l’entreprise. Un matin, il lui est demandé de remplacer le manutentionnaire et de décharger lui-même le camion. Si la situation est caricaturale, elle n’en reste pas moins un bon exemple de situation où il pourra dire clairement ‘non’ à son employeur. Ce dernier peut bien évidemment décider de licencier le collaborateur, mais devra alors s’acquitter d’indemnités de licenciement.

La communication est la clé

Le conseil le plus important est de ne pas laisser s’envenimer les choses. Que ce soit au titre d’employeur ou d’employé, il est important de directement désamorcer les situations conflictuelles et notamment celles qui ont trait au quotidien des employés d’une entreprise. En effet, accepter d’effectuer des tâches qui ne sont pas en adéquation avec les conditions du contrat de travail sans rien dire peut revenir à une acceptation tacite de ces nouvelles tâches comme faisant partie d’une job description virtuel. De même, si l’employeur n’entend pas reconnaître l’inadéquation de certaines tâches avec les fonctions de ses collaborateurs, il s’exposera très vite à ce que l’on appelle communément des mouvements sociaux. Il est donc primordial, pour l’un comme pour l’autre, de se mettre autour de la table et, le cas échéant, de trouver une solution à l’amiable.

La question du salaire est (souvent) primordiale

La discussion se résumera à deux points : la capacité (ou pas) pour l’employé d’effectuer les ‘nouvelles’ tâches demandées et, s’il considère être en mesure de prendre en charge ces nouvelles responsabilités, la hauteur de la compensation prévue par l’employeur. En d’autres termes, un axe de solution du conflit peut être, pour l’employeur, de proposer une augmentation salariale à son employé. L’occasion est alors belle de rédiger ou de modifier la job description afin que celle-ci corresponde aux nouvelles fonctions de l’employé et coupe court à toute forme de discussion postérieure.

L’opportunité des rémunérations alternatives

La situation de l’entreprise, son niveau de liquidité, ne permet pas toujours de proposer une augmentation de salaire, celle-ci faisant exploser les charges patronales attenantes et pouvant même désavantager l’employé se trouvant alors dans une tranche d’imposition plus élevée. Il est alors possible, dans le cadre de la négociation dont nous vous parlions au point précédent, de mettre en place des rémunérations alternatives. Il peut s’agir de l’achat d’un nouvel ordinateur portable, de la mise à disposition d’une voiture de société ou même d’un intéressement aux bénéfices de l’entreprise. L’idéal est bien évidemment de faire correspondre cette rémunération alternative avec les nouvelles fonctions exigées.

Vous avez des questions sur salaires de vos employés ? Posez-les à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

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