Les rendez-vous réduisent de facto le montant du droit passerelle

Les rendez-vous réduisent de facto le montant du droit passerelle

Les mauvaises nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas pour les commerçants belges. Après un comité de concertation mettant un coup d’arrêt net à leur volonté de conserver leurs commerces ouverts dans les moins mauvaises conditions possibles, c’est sur les aides qui leur sont octroyées que des conditions strictes vont être désormais appliquées.

L’annonce avait pourtant été accueillie avec bonheur par les commerçants du royaume. Tous les commerces non-essentiels – nous n’aimons pas plus ce terme, mais c’est celui utilisé – pourraient continuer à bénéficier du double droit passerelle s’ils montraient une perte de revenus de 40 %. Chacun s’était mis alors à réfléchir à une manière d’organiser les achats sur rendez-vous dans les meilleures conditions. Mais le coup de massue n’était pas loin…

Les rendez-vous réduisent de moitié le droit passerelle

C’est un communiqué du ministre des PME et Indépendants qui est venu ajouter une couche de désespoir aux commerçants contraints de fermer boutique. L’objet dudit communiqué : le renforcement des conditions pour avoir droit au double droit passerelle. L’idée est donc assez simple : les commerces devant purement et simplement fermer continuent à bénéficier du double droit passerelle tandis que ceux qui peuvent organiser un service d’achats sur rendez-vous ne pourront plus revendiquer que le simple droit passerelle.

Une baisse du chiffre d’affaires de 40%

Les restrictions ne s’arrêtent pas là puisque les commerces organisant des achats sur rendez-vous, pour bénéficier du droit passerelle de crise simple devront aussi prouver une perte de chiffre d’affaires de 40%. C’est donc un changement d’importance par rapport au deuxième confinement qui ouvrait droit à ce soutien de la part des autorités. Un certain flou demeure quant à la manière dont seront traités les commerces ayant mis en place un système de click & collect permettant aux clients de venir chercher des produits commandés tantôt que le site Internet du magasin tantôt par téléphone. Si l’on se réfère au système de take-away des restaurants – qui bénéficient eux du double droit passerelle – on peut croire que le système est aussi d’application pour les adeptes du click & collect. Le communiqué du ministre n’est pas encore disponible sur son site, mais nous ne manquerons pas de venir corriger cet article si nous avions de plus amples informations concernant le click & collect.

Vous avez des questions sur les différentes aides, subsides et primes accordés par les autorités fédérales et fédérées ? Posez-les à Magecofi-Atecofi via notre formulaire de contact.

Photo by Henrik Dønnestad on Unsplash

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