Envies d'expatriation ? Oui, mais avec quelles conséquences ?

Envies d'expatriation ? Oui, mais avec quelles conséquences ?

Cela nous arrive à tous un jour ou l’autre. Nous sommes sur notre lieu de vacances et on découvre un endroit, une ville ou un village où l’on estime que l’on pourrait très bien installer son activité professionnelle. Reste à savoir si l’on a pensé à toutes les conséquences que ce type d’expropriation peut engendrer.

Ouvrir une maison d’hôtes à quelques kilomètres de Bordeaux ou la même, mais sur les côtes mexicaines ; poursuivre son activité professionnelle depuis un autre pays, convaincu de pouvoir gérer la croissance… Les possibilités sont nombreuses. Encore faut-il savoir ce que cela va impliquer en termes d’obligations légales.

Où allez-vous élire, votre entreprise et vous, domicile ?

Si vous décidez de quitter définitivement la Belgique, il est logique que vous indiquiez aux autorités compétentes que vous ne vivrez plus en Belgique après une date précise. Vous pourrez ainsi être radié(e) des listes et entamer les démarches pour vous inscrire, idéalement le plus rapidement possible, dans votre pays de destination. Attention, de nombreux pays, même au sein de l’Union européenne, peuvent exiger que vous apportiez la preuve de moyens de subsistance, pour votre famille et vous. Notez au passage que la législation européenne vous laisse un délai de trois mois pour vous installer. Passé ce délai, il devient obligatoire d’aller vous inscrire auprès des autorités locales.

Si vos rêves sont plus lointains, rappelez-vous que de nombreux pays demandent un permis de séjour ou un visa. Là encore, prouver que vous pourrez faire face à vos obligations financières sera une étape qui suivra celle d’aller vous inscrire auprès de l’ambassade ou du consulat de Belgique. Les fonctionnaires qui vous recevront pourront, là aussi, vous guider.

« Et si je tombe malade ? »

Vous avez pris l’habitude de voir vos soins de santé pris en charge, en Belgique, par votre mutuelle. Mais un départ à l’étranger exigera de votre part que vous préveniez votre mutuelle belge de ce départ, et surtout que vous vous inscriviez à une caisse d’assurance maladie dans votre nouveau pays de résidence. Notez qu’en temps que pensionné(e), vous pouvez obtenir, au sein de l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse, des soins remboursés par la sécurité sociale belge. Attention, si vous travaillez dans un autre pays, c’est la sécurité sociale de ce pays qui sera d’application. Vous devez par ailleurs, pour les pays hors Union européenne, vérifier si des accords ont été conclus dans ce domaine avec la Belgique.

Et la fiscalité dans tout ça ?

Vous imaginez bien que la fiscalité, elle aussi, sera impactée par votre départ à l’étranger. Certains pays, par exemple, taxent l’habitation propre, d’autres pas. De plus, il peut être intéressant, si vous vous lancez dans l’aventure de la maison d’hôtes, de voir sous quelle forme juridique il est préférable de lancer votre entreprise.

De manière générale, si vous vous domiciliez à l’étranger et que vous y travaillez, vous ne serez plus considéré(e) comme résident fiscal de la Belgique et devrez donc payer vos impôts dans le pays où vous travaillez effectivement. Il peut être intéressant, à ce titre, de voir comment le pays que vous voulez intégrer gère les impôts sur le travail.

Enfin, parce que vous avez décidé de finir vos jours dans un autre pays, vous prendrez soin de vous renseigner sur les droits de succession et de donation tels qu’appliqués dans le pays choisi. Là encore, les taux diffèrent d’un pays à l’autre et seront appliqués ou non selon que les héritiers vivent toujours en Belgique.

Vous avez des questions sur le suivi de votre statut fiscal après votre départ vers l’étranger ? Posez-les à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

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